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Conformité dans le Private Equity en 2026 : quelles tendances ?
Qu’observe-t-on sur la conformité dans le private equity en 2026 ? Nicolas Sibille, notre CPO, partage les attentes des sociétés de gestion issues d’échanges terrain.

Intégrer le contexte dans sa globalité
Nicolas observe une évolution ces 18 derniers mois :
“Nous recevons des questions plus poussées, notamment sur la partie screening et monitoring. Les clients se renseignent davantage et veulent capter le contexte global pour évaluer les dossiers.”
Qu’entend-on par contexte global ? Il s’agit de l’ensemble des éléments qu’on peut capter dans les actualités sur une personne donnée. Sans qu’elle soit sanctionnée ou politiquement exposée, simplement pour consigner les informations.
“L’adverse media est intégré au scoring de risque chez InvestHub. Cela répond justement à ce type de demandes.”
Les sociétés de gestion demandent également plus de réassurance sur les types de données et listes utilisées pour vérifier les dossiers (bases INSEE par exemple), et cherchent une solution de plus en plus complète pour les assister.
S’adapter à un volume de dossiers plus important
Avec la retailisation du marché, le volume de dossiers à traiter augmente. Il faut réaliser les due diligences et les KYC conformité sur un nombre grandissant de personnes. Même constat avec l’essor de la distribution intermédiée : il faut soit que la société de gestion puisse prendre en charge le volume ou qu’elle fournisse à ses distributeurs les outils pour le faire.
Sachant que la conformité d’un dossier ne se traite pas uniquement de façon ponctuelle à l’entrée en relation. Il faut réévaluer le risque d’une personne tous les 2-3 ans. Et à tous les instants, surveiller et screener pour obtenir des alertes en cas de changement important de situation. Une situation qui devient vite chronophage avec la retailisation et la distribution intermédiée.
“La situation historique, avec un petit nombre d’investisseurs, comportait moins de risques. Désormais, les sociétés de gestion doivent gérer de très nombreux dossiers. Il y a une valeur immense à apporter pour accompagner ce mouvement de retailisation.”
En effet, si les équipes ne sont pas équipées ou très peu digitalisées, les processus opérationnels prennent vite un temps considérable. Là où le travail pouvait s’organiser à la main sur quelques dizaines de souscripteurs institutionnels, ce n’est plus le cas avec plusieurs centaines de dossiers retail. Le bon outil devient central pour permettre à la société de gestion de passer à l’échelle, en soulageant les équipes.
Adresser la complexité au-delà du volume
Si côté institutionnel, le volume est maîtrisé, il n’empêche pas moins que les complexités sont nombreuses. Il faut auditer des galaxies de holdings, identifier les bénéficiaires effectifs et suivre dans le temps les actionnariats qui évoluent. La charge de la conformité porte dans ce cas sur la profondeur plus que le volume.
S’ajoute à cela une autre forme de complexité : la montée en puissance des fonds evergreen. Sans durée de vie limitée, ces fonds laissent les investisseurs entrer, sortir et arbitrer tout au long de la vie du véhicule. La conformité n'est plus rythmée par une période de souscription puis d'un long suivi. Chaque entrée déclenche un nouveau KYC, chaque sortie ouvre un sujet de traçabilité et chaque arbitrage doit être documenté. À volume comparable, l'effort opérationnel s'intensifie.
La plateforme utilisée doit être en mesure d’absorber ces différentes situations pour accompagner les équipes opérationnelles au quotidien.
S’ouvrir à la distribution multi-juridictions
Nicolas note une autre évolution, structurante pour le marché :
“De plus en plus d’acteurs vont faire de la distribution multi-juridictionnelle. Le déclencheur est ELTIF 2.0. Depuis 2024, un fonds agréé dans un pays dispose d'un passeport pour être commercialisé dans les 27 États membres. Mais le passeport n'harmonise que la commercialisation. Chaque zone garde ses propres règles. Pour chacune, il faut collecter les bons documents, poser les bonnes questions.”
C'est tout le paradoxe : le passeport ouvre 27 marchés avec un seul agrément, mais la fiscalité, les enveloppes éligibles et le KYC restent nationaux. Obtenir le label ne suffit donc pas. Pour chaque juridiction de distribution, il faut savoir quelles pièces réunir et quelles questions poser. Avec la retailisation, ce travail se démultiplie : là où il s'adressait à quelques institutionnels, il concerne désormais des centaines de souscripteurs répartis sur plusieurs pays.
Il faut que l'outil soit en mesure de l'absorber pour accompagner les sociétés de gestion dans cette évolution. Chez InvestHub, le choix d'architecture depuis le début a été de se baser sur la transaction, et non sur la personne. Un même investisseur peut alors souscrire dans plusieurs juridictions, et la plateforme adapte automatiquement les pièces collectées et les questions posées au régime applicable. S'il réinvestit dans la même juridiction, il retrouve ses informations sans avoir à tout ressaisir.
Automatiser, sans déléguer la décision
Enfin, dernière évolution observée : une forte demande d’automatisation, mais pas de bout en bout. Les équipes conformité veulent gagner du temps sur la collecte, le rapprochement de sources, la priorisation des alertes, etc. En revanche, elles ne veulent pas que l’outil décide à leur place.
L’automatisation et l’IA sont attendues comme des aides à la décision, pas comme la substitution aux équipes conformité. Plus de facilités, sans tout déléguer à la machine.
Ces évolutions montrent bien que la conformité est un sujet qui évolue, que c’est un travail continu, multi-pays et multi-typologies d’investisseurs. Cela suppose des outils capables de s’y adapter.
Chez InvestHub, c’est dans ce sens que nous construisons nos fonctionnalités compliance : screening enrichi à l’adverse media, monitoring continu des sanctions et des PEP, approche multi-juridiction native, délégation paramétrable pour les distributeurs… Et, derrière la plateforme, une équipe experte du private equity, qui accompagne les sociétés de gestion dans la configuration de leur dispositif.
Vous souhaitez en savoir plus sur nos fonctionnalités ? Demandez votre démo.
Qu’observe-t-on sur la conformité dans le private equity en 2026 ? Nicolas Sibille, notre CPO, partage les attentes des sociétés de gestion issues d’échanges terrain.

Intégrer le contexte dans sa globalité
Nicolas observe une évolution ces 18 derniers mois :
“Nous recevons des questions plus poussées, notamment sur la partie screening et monitoring. Les clients se renseignent davantage et veulent capter le contexte global pour évaluer les dossiers.”
Qu’entend-on par contexte global ? Il s’agit de l’ensemble des éléments qu’on peut capter dans les actualités sur une personne donnée. Sans qu’elle soit sanctionnée ou politiquement exposée, simplement pour consigner les informations.
“L’adverse media est intégré au scoring de risque chez InvestHub. Cela répond justement à ce type de demandes.”
Les sociétés de gestion demandent également plus de réassurance sur les types de données et listes utilisées pour vérifier les dossiers (bases INSEE par exemple), et cherchent une solution de plus en plus complète pour les assister.
S’adapter à un volume de dossiers plus important
Avec la retailisation du marché, le volume de dossiers à traiter augmente. Il faut réaliser les due diligences et les KYC conformité sur un nombre grandissant de personnes. Même constat avec l’essor de la distribution intermédiée : il faut soit que la société de gestion puisse prendre en charge le volume ou qu’elle fournisse à ses distributeurs les outils pour le faire.
Sachant que la conformité d’un dossier ne se traite pas uniquement de façon ponctuelle à l’entrée en relation. Il faut réévaluer le risque d’une personne tous les 2-3 ans. Et à tous les instants, surveiller et screener pour obtenir des alertes en cas de changement important de situation. Une situation qui devient vite chronophage avec la retailisation et la distribution intermédiée.
“La situation historique, avec un petit nombre d’investisseurs, comportait moins de risques. Désormais, les sociétés de gestion doivent gérer de très nombreux dossiers. Il y a une valeur immense à apporter pour accompagner ce mouvement de retailisation.”
En effet, si les équipes ne sont pas équipées ou très peu digitalisées, les processus opérationnels prennent vite un temps considérable. Là où le travail pouvait s’organiser à la main sur quelques dizaines de souscripteurs institutionnels, ce n’est plus le cas avec plusieurs centaines de dossiers retail. Le bon outil devient central pour permettre à la société de gestion de passer à l’échelle, en soulageant les équipes.
Adresser la complexité au-delà du volume
Si côté institutionnel, le volume est maîtrisé, il n’empêche pas moins que les complexités sont nombreuses. Il faut auditer des galaxies de holdings, identifier les bénéficiaires effectifs et suivre dans le temps les actionnariats qui évoluent. La charge de la conformité porte dans ce cas sur la profondeur plus que le volume.
S’ajoute à cela une autre forme de complexité : la montée en puissance des fonds evergreen. Sans durée de vie limitée, ces fonds laissent les investisseurs entrer, sortir et arbitrer tout au long de la vie du véhicule. La conformité n'est plus rythmée par une période de souscription puis d'un long suivi. Chaque entrée déclenche un nouveau KYC, chaque sortie ouvre un sujet de traçabilité et chaque arbitrage doit être documenté. À volume comparable, l'effort opérationnel s'intensifie.
La plateforme utilisée doit être en mesure d’absorber ces différentes situations pour accompagner les équipes opérationnelles au quotidien.
S’ouvrir à la distribution multi-juridictions
Nicolas note une autre évolution, structurante pour le marché :
“De plus en plus d’acteurs vont faire de la distribution multi-juridictionnelle. Le déclencheur est ELTIF 2.0. Depuis 2024, un fonds agréé dans un pays dispose d'un passeport pour être commercialisé dans les 27 États membres. Mais le passeport n'harmonise que la commercialisation. Chaque zone garde ses propres règles. Pour chacune, il faut collecter les bons documents, poser les bonnes questions.”
C'est tout le paradoxe : le passeport ouvre 27 marchés avec un seul agrément, mais la fiscalité, les enveloppes éligibles et le KYC restent nationaux. Obtenir le label ne suffit donc pas. Pour chaque juridiction de distribution, il faut savoir quelles pièces réunir et quelles questions poser. Avec la retailisation, ce travail se démultiplie : là où il s'adressait à quelques institutionnels, il concerne désormais des centaines de souscripteurs répartis sur plusieurs pays.
Il faut que l'outil soit en mesure de l'absorber pour accompagner les sociétés de gestion dans cette évolution. Chez InvestHub, le choix d'architecture depuis le début a été de se baser sur la transaction, et non sur la personne. Un même investisseur peut alors souscrire dans plusieurs juridictions, et la plateforme adapte automatiquement les pièces collectées et les questions posées au régime applicable. S'il réinvestit dans la même juridiction, il retrouve ses informations sans avoir à tout ressaisir.
Automatiser, sans déléguer la décision
Enfin, dernière évolution observée : une forte demande d’automatisation, mais pas de bout en bout. Les équipes conformité veulent gagner du temps sur la collecte, le rapprochement de sources, la priorisation des alertes, etc. En revanche, elles ne veulent pas que l’outil décide à leur place.
L’automatisation et l’IA sont attendues comme des aides à la décision, pas comme la substitution aux équipes conformité. Plus de facilités, sans tout déléguer à la machine.
Ces évolutions montrent bien que la conformité est un sujet qui évolue, que c’est un travail continu, multi-pays et multi-typologies d’investisseurs. Cela suppose des outils capables de s’y adapter.
Chez InvestHub, c’est dans ce sens que nous construisons nos fonctionnalités compliance : screening enrichi à l’adverse media, monitoring continu des sanctions et des PEP, approche multi-juridiction native, délégation paramétrable pour les distributeurs… Et, derrière la plateforme, une équipe experte du private equity, qui accompagne les sociétés de gestion dans la configuration de leur dispositif.
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